The 5th International Photography Gathering, Alleppe, Syrie,2001

Photography center of Athens,Grèce 1999

Quelque chose noir (1993-1994) par Nadine Combet
Payram a fait la série " quelque chose noir " afin de donner vie à l'espace mental de l'enfermement. Celui qui nous mure en nous-même et nous isole, toute communication rompue. Celui de désespoir lorsque tout s'est brisé et que l'avenir est sans futur.
Les visages de ses femmes, tout en intériorité, en désespérance, sont aussi modelés par la douceur et le nostalgie. Nimbés d'une lumière ténue, ils se détachent de leur corps immobiles et noirs fondus dans une atmosphère obscure. Avec encore une caresse de lumière posée sur les mains et les pieds, l'humanité et la sensualité de ses femmes s'impose en silence.
La mise en scène de Payram est très dépouillée. Les seuls accessoires qu'il s'autorise dans certains images sont choisis pour la charge poétique qu'ils dégagent. Une pomme, un miroir, et des photos souvenir. Une femme sans visage tient une pomme dans ses mains, offrande en souvenir d'un passé heureux.
Certaines photos échappent à l'obscurité. Les sujets flottent dans la blancheur. Ils sont irréels, du domaine du rêve, et laissent pointer l'espoir envers et contre tout.
Ces photos-là sortent des ténèbres. Elles s'en libèrent pour accéder à la lumière et s'affranchir de la souffrance.
" Quelque chose noir mais pas tout à fait, parce que Patachou prête ses yeux la nuit aux aveugles qui vont marcher dans leur ville ".

 

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